top of page

Communiqué de presse- Un Canada fort, c’est aussi inclure les personnes ayant une déficience intellectuelle

il y a 10 heures
6 min de lecture

Inclusion Canada présente ses commentaires sur le budget fédéral 2026-2027


OTTAWA, le 6 novembre 2026 — Inclusion Canada salue plusieurs mesures du budget fédéral de 2026 qui aideront les personnes en situation de handicap et leur famille à composer avec la hausse du coût de la vie. Toutefois, l’organisme est déçu que le budget ne prévoie aucune amélioration substantielle de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées ni des autres mesures de soutien essentielles pour réduire la pauvreté liée au handicap.


Le budget de 2026 comprend certaines mesures positives qui contribueront à améliorer la vie des personnes en situation de handicap et de leur famille », a déclaré Krista Carr, directrice générale d’Inclusion Canada. « Mais bâtir un Canada plus fort, c’est aussi veiller à ce que chaque personne dispose des revenus, des ressources et des possibilités nécessaires pour participer pleinement à la vie de sa communauté. Sur ce plan, le budget ne va pas assez loin.»


Inclusion Canada souligne plusieurs mesures positives visant à rendre le coût de la vie plus abordable pour les personnes et les familles, notamment:


  • Crédit canadien pour aidant naturel : Le crédit devient entièrement remboursable, ce qui permet aux personnes aidantes admissibles de recevoir jusqu’à 1 260 $ par année, y compris celles qui ont peu ou pas de revenus imposables.

  • Prestation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels : Augmentation du soutien financier destiné à aider les Canadiennes et les Canadiens à revenu faible ou modeste à composer avec la hausse du coût de l’épicerie et des produits de première nécessité. Le montant total du soutien passe à 1 290 $ pour les personnes seules et à un maximum de 2 570 $ pour les familles.

  • Allocation canadienne pour les travailleurs – Bâtir le Canada : Augmentation du soutien financier destiné aux travailleuses et travailleurs à faible revenu et à leur famille. La prestation passe à 1 859 $ pour les personnes seules et à 3 143 $ pour les familles.


Inclusion Canada appuie également la proposition visant à rendre permanente la disposition relative aux membres de la famille admissibles dans le cadre des régimes enregistrés d’épargne-invalidité (REEI). Cette mesure permettrait aux membres admissibles de la famille, y compris les frères et sœurs, d’aider une personne à ouvrir un REEI sans qu’il soit nécessaire de nommer un tuteur légal par voie judiciaire.


Dans le cadre d’autres programmes fédéraux, les personnes ayant une déficience intellectuelle continuent de se heurter à des obstacles lorsqu’elles ont besoin du soutien d’une personne de confiance. Certaines familles sont orientées vers des procédures de tutelle, qui retirent à une personne son droit légal de prendre ses propres décisions. Inclusion Canada a demandé la mise en place d’un mécanisme uniforme permettant de désigner une personne de soutien de confiance dans l’ensemble des programmes fédéraux, sans ordonnance judiciaire, sans évaluation obligatoire de la capacité à prendre des décisions et sans perte de droits.


La Prestation canadienne pour les personnes handicapées demeure insuffisante


Malgré ces mesures positives, le budget de 2026 ne prévoit aucune augmentation de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, qui demeure plafonnée à 204,20 $ par mois, soit moins de 7 $ par jour.


Inclusion Canada réclame une augmentation progressive de la prestation pour qu’elle atteigne 800 $ par mois d’ici 2027-2028 et 1 393 $ par mois d’ici 2029-2030, ainsi que des réformes visant à élargir les critères d’admissibilité.


« Nous apprécions le fait qu’à compter de 2027, un parent qui prend soin de son fils ou sa fille adulte pourrait recevoir jusqu’à 1 260 $ par année grâce à un crédit d’impôt remboursable », a déclaré Moira Wilson, présidente d’Inclusion Canada. « Mais cela ne change rien au fait que son fils ou sa fille adulte pourrait ne recevoir que 204,20 $ par mois au maximum au titre de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées. Les familles ont besoin de soutien, et les personnes ayant une déficience intellectuelle ont besoin d’un revenu qui leur permette de vivre dignement. »


Les obstacles à l’accès aux prestations fédérales liées au handicap persistent


Le budget confirme les changements annoncés précédemment visant à simplifier les demandes du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) pour certaines situations de handicap, notamment la trisomie 21. Bien que ces changements représentent un pas dans la bonne direction, ils ne règlent pas le problème de fond : l’admissibilité au CIPH demeure une condition pour accéder à la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, aux REEI et à d’autres programmes fédéraux.


Selon les données de Statistique Canada, seulement une personne en situation de handicap sur sept demande le CIPH.


Inclusion Canada continue de réclamer une transformation en profondeur du CIPH et de l'accès aux prestations fédérales. Cette réforme doit notamment permettre de reconnaître les décisions d'admissibilité déjà prises dans le cadre des programmes provinciaux et territoriaux et d'offrir d'autres voies d'accès aux prestations fédérales, sans obliger les personnes à obtenir une attestation du CIPH.


Le budget de 2026 prévoit un engagement à poursuivre la réforme fiscale. Inclusion Canada exhorte le gouvernement du Canada à entreprendre dès maintenant une véritable transformation du CIPH et une réforme plus vaste de l’accès aux prestations fédérales liées au handicap.


L’emploi inclusif nécessite des investissements à long terme


Inclusion Canada se réjouit de l’engagement de 6,9 millions de dollars visant à prolonger le programme Prêts, disponibles et capables (PDC) jusqu’au 31 mars 2028. Mis en œuvre conjointement avec l’Alliance canadienne de l’autisme, le programme PDC a permis de faciliter l’accès à plus de 6 500 emplois pour des personnes ayant une déficience intellectuelle ou de l’autisme.


Toutefois, cette prolongation d’un an ne répond pas à la demande des deux organismes, qui réclamaient un investissement de 50 millions de dollars sur cinq ans, et elle laisse planer l’incertitude quant à l’avenir du programme.


Le Comité permanent des finances de la Chambre des communes a recommandé un financement permettant de « poursuivre et de maintenir » le programme. Or, le niveau de financement prévu dans le budget de 2026 demeure le même qu’il y a cinq ans. Les coûts de fonctionnement de ce programme qui a fait ses preuves ont considérablement augmenté. Bien que les deux organismes soient reconnaissants d’obtenir une année de financement supplémentaire, des réductions des activités actuelles seront nécessaires pour maintenir le programme à son niveau de financement actuel.


« Nous sommes heureux que le gouvernement reconnaisse les résultats du programme Prêts, disponibles et capables pour les personnes à la recherche d’un emploi et les employeurs », a déclaré Mme Carr. « Cette prolongation permet d’assurer la continuité du programme à court terme . Mais, les employeurs et les personnes à la recherche d’un emploi doivent savoir que le programme sera toujours là après mars 2028. »


Les investissements dans le logement doivent favoriser l’inclusion


Le budget de 2026 propose d’investir 11,2 milliards de dollars sur quatre ans, à compter de 2027-2028, dans le cadre de son objectif de mettre fin à l’itinérance d’ici dix ans. Toutefois, aucune garantie n’est prévue pour veiller à ce que ces fonds ne servent pas à financer des logements collectifs ou ségrégués. Inclusion Canada estime que les personnes ayant une déficience intellectuelle ont un droit fondamental à vivre pleinement au sein de leur communauté, dans des logements inclusifs, répartis dans la collectivité et abordables, conformément à l’article 19 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées.


Inclusion Canada demande au gouvernement fédéral de veiller à ce que les nouveaux investissements dans le logement soutiennent la création de logements inclusifs, abordables et accessibles au sein de la communauté, plutôt que des établissements institutionnels ou des milieux de vie ségrégués. Les personnes ayant une déficience intellectuelle doivent avoir les mêmes droits que les autres de choisir où elles vivent et avec qui.


« Le Canada a pris des engagements importants en matière d’inclusion des personnes en situation de handicap et de réduction de la pauvreté », a déclaré Mme Carr. « Il est maintenant traduire ces engagements en actions concrètes et significatives. Augmenter la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, transformer l’accès aux prestations fédérales et assurer l’avenir à long terme de l’emploi inclusif sont autant de mesures essentielles pour bâtir un Canada plus fort, où chaque personne a sa place.  »


À propos d’Inclusion Canada


Inclusion Canada est une fédération nationale regroupant 13 associations membres provinciales et territoriales ainsi que plus de 300 associations locales. Elle œuvre à promouvoir la pleine inclusion et le respect des droits fondamentaux des personnes ayant une déficience intellectuelle et de leur famille. Inclusion Canada favorise le changement social en renforçant les familles, en défendant les droits et en transformant les communautés en milieux où chaque personne a sa place.


Contact pour les médias


Andrew Holland Directeur des communications et du marketing aholland@inclusioncanada.ca (506) 259-1635

 
 

Communiqué de presse- Un Canada fort, c’est aussi inclure les personnes ayant une déficience intellectuelle

bottom of page